Portrait politique #2 : François Fillon « Travailler plus pour gagner moins »

Aujourd’hui article politique et un peu économie puisque l’on va parler de François Fillon appelé « Rends l’argent »


Quelques mots sur François Fillon

« Celui qui rencontre le plus de succès dans la vie est celui qui est le mieux informé » disait Benjamin Disraeli. L’ambitieuse Elsa T. a donc pris en main son succès (et le vôtre à travers cet article, espérons-le). Elle a écouté, lu, visionné, enquêté sur les personnages d’une pièce théâtrale savoureuse et majeure de notre environnement médiatique : la présidentielle de 2017.

Un jour, un portrait. Aujourd’hui : François Fillon. 


« Président omniprésent, Nicolas Sarkozy s’occupe personnellement de tous les dossiers. Au point que l’on peut se poser la question de l’utilité de celui qui est considéré comme chef de gouvernement dans l’organigramme du pouvoir exécutif. A cette situation politique s’ajoute une dimension personnelle : François Fillon est d’une nature discrète. Dès lors, une question se pose : à quoi sert le Premier ministre ?

Les invités de l’émission de C dans l’air du 3 juillet, intitulée « La Sarko-République », ont dressé le portrait d’un Premier ministre fantôme et évoqué les conséquences politiques de cette situation inédite. […] François Fillon a été choisi par Nicolas Sarkozy car il a une personnalité effacée. Ce choix a été fait consciemment et préfigure la disparition programmée du poste de Premier ministre dans un contexte de présidentialisation du régime »

François Fillon, un Premier ministre fantôme, Politique.net, juillet 2007

En 2007, François Fillon était pour beaucoup un inconnu, le très austère premier ministre de Nicolas Sarkozy. Un homme mal connu et mal aimé. Aujourd’hui, c’est le candidat qui a bouleversé la primaire des Républicains de 2016 et qui attire l’attention des médias. Que s’est-il passé ? Effet d’une belle communication ? Discours novateurs ?

Qu’est-ce qui séduit (et effraie) chez François Fillon ?


Iznogoud : le calife à la place du calife

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Paris (2012) : François Fillon et Nicolas Sarkozy. Crédits photos : Lionel Bonaventure/AFP

On semble parfois l’oublier : François Fillon était le premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy, son bras droit pendant 4 ans11 mois et 23 jours. Preuve d’une certaine complicité idéologique ? Comment François Fillon est parvenu à neutraliser, dans l’imaginaire collectif, cette partie de son C.V. ? Peut-être en critiquant Nicolas Sarkozy, haut et fort, de manière répétée, de façon à bien marquer son opposition :

  • Attaques directes, le samedi 27 août 2016 à Sablé (Sarthe) :

« Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable. Qui imagine de Gaulle mis en examen? » dit François Fillon, faisant référence aux affaires judiciaires dans lesquelles seraient impliquées Nicolas Sarkozy. […]

« On a depuis les deux derniers quinquennats un président de la République que j’appelle “un président de la République de faits divers” qui parle à tort et travers et qui gouverne à la place du gouvernement ».

  • Exposer les désaccords. Le 2 septembre 2016 sur France Info, il avoue ne pas avoir lu le livre-programme de Nicolas Sarkozy Tout pour la France, tout en assurant qu’il n’est pas fâché avec N.S. :  « On a des désaccords, voilà ». Il développe :

« La conception d’un certain nombre de responsables politiques qui considèrent que l’on devrait s’effacer devant la candidature de l’ancien président de la République, ce n’est pas la mienne […] Nicolas Sarkozy dit « Je l’ai fait », « je l’ai nommé », « il me doit tout »… Mais qu’est-ce que c’est que cette conception de la vie publique ? […] J’existais avant Nicolas Sarkozy, je crois même avoir largement contribué à le faire élire en 2007, car il n’y avait pas beaucoup d’hommes politiques de droite qui le soutenaient à cet époque-là »

S’inscrivant dans une forme d’anti-sarkozysme, François Fillon tente de construire l’image d’un homme intègre, ce que les analystes en rhétorique nommeraient sans doute « un ethos de probité ». Jusqu’à une certaine affaire… Nous y reviendrons.


Un candidat à la pointe ?

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François Fillon (2010), portant des lunettes 3D. Charles Platiau/ Reuters

François Fillon cultive aussi l’image d’un leader connecté, dynamique et actif. Il apparaît dans des salons d’innovations technologiques comme ici, lors d’une présentation chez Dassault Systèmes.

Cet aficionado de F1 emploie le vocabulaire de la course automobile jusque dans ses discours :

  • Le dimanche 27 novembre 2016 :

« Je vais tracer ma route avec mon projet, mes valeurs »

Se comparant au pilote de F1 Jacky Ickx, il dit de lui-même:

« Au début de la course des 24 Heures du Mans 1969, Jacky Ickx part le dernier… Et le dimanche à 16 heures, il franchit la ligne d’arrivée le premier »

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François Fillon, au 24h du Mans classic (2004). Chamussy/Sypa.

Le Républicain n’hésite pas à se montrer pratiquant ce sport : licencié de la FFSA, la fédération française des sports auto, il lui arrive encore d’effectuer quelques tours de pistes sur le circuit du Castellet, dans le Var.

Dans l’émission Top Gear en 2015, il n’hésite pas à parler de sa passion : on l’aperçoit même au volant.

Enfin, en bien ou en mal, c’est aussi par son style vestimentaire, parfois original, que François Fillon arrive à se démarquer. Sa veste à col Mao n’est pas sa seule marotte vestimentaire et ses tenues sont commentées par Le Figaro Madame, L’Express et Le Huffington Post.


Retour vers le passé : un programme austère et passéiste

« Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un État qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un État qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans. Ça ne peut pas durer »

François Fillon, le 21 septembre 2007, en Corse

En 2007, François Fillon prononçait ce discours et provoquait ainsi la consternation de nombreux journalistes, d’économistes, mais aussi de politiciens de son propre parti. Dans son livre Anti-secrets, son conseiller Jean de Boishue révèle :

« Journalistes, notables, élus, agriculteurs, syndicalistes présents, déjà pas mal nourris au petit rosé, n’en croyaient ni leurs oreilles, ni leurs notes. Tous se demandaient quelle mouche avait piqué le toujours prudent François Fillon. Sur le coup, lui aussi. Inquiet, il se pencha vers moi : « J’ai un peu poussé, non ? ». Je bredouillai. J’entendais déjà distinctement dans la poche de son veston les sonneries rageuses d’un appel du président »

Anti-secrets de Jean de Boishue

Si depuis, François Fillon a quelque peu policé sa communication, son programme pour la présidence de 2017, une décennie plus tard, reste guidé par cette même idée, qu’il serait à la tête « d’un État qui est en situation de faillite ».

Toujours aussi optimiste, il propose donc un programme à son image, facilement trouvable sur son site de campagne. On y découvre ses 15 mesures phares…

  1. 100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques.
  2. 40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.
  3. Fin des 35 heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.

    Travailler plus, gagner moins et licencier plus : tout un programme, non ? 

    [De mon point de vue, pour les salariés de l’administration publique, François Fillon, propose ici de passer des 35 heures au 39 heures pour supprimer 500.000 postes. Il dit : « Le passage du temps de travail à 39 heures des trois fonctions publiques proposé dans mon projet permettra à terme de réduire le nombre de postes de fonctionnaires jusqu’à 500.000 ». Pour justifier cette mesure il joue sur les idées reçues. Sous-entendant que nos trop-heureux fonctionnaires ont bien trop d’avantages et en abusent, il dit : « Le statut de la fonction publique sera passé à la paille de fer pour en gommer tous les avantages injustifiés », pointant « les mises en disponibilité sans justification ». Encore faudrait-il savoir de qui il parle, car nos feignants et inutiles fonctionnaires sont partout : à l’école, dans les centres de nos enfants, dans les médiathèques, dans les hôpitaux, au tribunal, dans les organes de défenses de notre pays, en mairie, dans nos rues, et se plaignent déjà du manque d’effectifs qui les empêchent de faire correctement leur travail… 

    Mais on n’est pas forcés d’être sensible à la cause de nos fonctionnaires, après tout ils sont simplement présents dans toutes nos administrations publiques, au service de… eh bien « nous ».

    Dans ce cas, on sera plus intrigués par le traitement des salariés dans le privé, non? Encore une fois, je vais essayer de simplifier sans totalement déformer les dires de François Fillon. Il veut relancer l’emploi et attirer les entreprises, en rendant sa flexibilité au marché du travail. Cependant, ces réorganisations risquent de nous laisser démunis (en cas de licenciements par exemple). François Fillon veut simplifier le droit du travail autour de « dispositions fondamentales » et « renvoyer le reste » à la négociation au niveau de l’entreprise… Rassurez-vous, François Fillon garantit tout de même que les entreprises respecteront la limite des 48 heures maximum posées par le droit européen…]

  4. Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises.
  5. Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unification de tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites.

    [Petit rappel : l’âge légal de départ à la retraite est actuellement de 62 ans, ou 60 ans pour les carrières longues (attention : âge légal ne veut pas dire retraite à taux plein). Donc papi et mamie, à 65 ans, n’auront pas forcement cotisé suffisamment pour obtenir une retraite à taux plein et s’offrir les voyages de leurs rêves…]

  6. Alignement du régime fiscal des commerçants, artisans et indépendants sur celui des auto-entrepreneurs.
  7. Suppression des normes françaises surajoutées à la réglementation européenne pour que notre agriculture redevienne la première en Europe.
  8. Instauration d’une allocation sociale unique pour que les revenus du travail soient toujours supérieurs à ceux de l’assistance.

    [L’idée : ne pas prendre en compte la ressource des foyers dans le calcul d’attribution de l’allocation… Moi qui croyais que les bénéficiaires des allocations en avaient besoin ! Je suis curieuse de voir comment François Fillon compte choisir le montant de cette allocation alors que tous les foyers en difficulté n’ont pas besoin des mêmes aides…]

  9. 12 milliards d’euros de plus dans la sécurité, la défense et la justice, et création de 16 000 places de prison, pour que les condamnations soient exécutées.

    [Ne serait-il pas plus intéressant de travailler sur la réinsertion des anciens détenus pour les empêcher de récidiver ou même de faire plus de préventions dans les écoles, s’intéresser aux travaux des chercheurs sur la criminalité, plutôt que de préparer plus de lits ? Il faut aussi craindre -et les études le montrent- que plus de places dans les prisons entrainent une augmentation des peines d’emprisonnement.]

  10. Interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes, condamner les personnes coupables d’intelligence avec l’ennemi et expulser les étrangers appartenant à la mouvance terroriste.
  11. Réduire l’immigration en créant des quotas et en ne versant des prestations qu’aux étrangers en situation régulière depuis au moins deux ans.
  12. Âge de la scolarité avancé à 5 ans au lieu de 6, pour favoriser l’apprentissage de la lecture et des savoirs fondamentaux par nos enfants.
  13. Universalité des allocations familiales et plafond du quotient familial porté à 3000 euros par demi-part pour soutenir les familles.
  14. Adoption plénière réservée aux couples hétérosexuels, limiter la PMA aux couples hétérosexuels infertiles et interdire la GPA. 

    Ai-je besoin de donner la définition du mot « discrimination » ? Je vous laisse libre de lire ce que le site du gouvernement dit à cet effet : au sens juridique, une personne ou un groupe est victime de discrimination si les critères suivants sont réunis :

    • Un traitement défavorable ou inégal comparé à d’autres personnes ou d’autres situations existe ;

    • Ce traitement défavorable se fonde sur un des critères interdits par la loi ; 20 critères discriminatoires : origine, sexe, situation de famille, grossesse, apparence physique, patronyme, lieu de résidence, état de santé, handicap, caractéristiques génétiques, mœurs, orientation ou identité sexuelle, âge, opinions politiques, activités syndicales, leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. (source : article 225-1 du code pénal)

    • Ce traitement défavorable intervient dans un domaine spécifié par la loi ; Exemples : l’accès à l’emploi, l’accès au logement, l’éducation (conditions d’inscription, d’admission, d’évaluation) ou la fourniture de biens et services (accès à une discothèque, à un restaurant, à un bâtiment public, souscription d’un crédit…). 

      « La discrimination est illégale et sanctionnée dans toutes les situations prévues par la loi »

  15. Protection de notre patrimoine, réduction de la fracture culturelle par un plan « patrimoine pour tous » et soutien à la création artistique pour le rayonnement culturel de la France.

La seule proposition qui m’enthousiasme !

Sur ce programme Alain de Benoist, philosophe, politologue et journaliste français, considéré comme appartenant à l’extrême droite, est implacable :

«[…] Je ne peux que lui être ultra-hostile. Son programme nous ramène directement au XIXesiècle : destruction des services publics, suppression de l’impôt sur la fortune et hausse de deux points de la TVA (ce qui augmentera le coût des produits de première nécessité), démantèlement du système de santé (exclusion des « petits risques » de la couverture maladie), simplification des licenciements, diminution des allocations chômage, proposition faite aux travailleurs de travailler plus en étant payés moins, baisse des retraites et des salaires, soumission à la Commission de Bruxelles, problème des banlieues réduit à l’emploi, nouveaux cadeaux aux entreprises pour faciliter l’embauche (alors que celle-ci dépend de la demande, et que la demande est tuée par la baisse du pouvoir d’achat induite par les politiques d’austérité) »

Propos d’Alain de Benoist pour le site Suavelos

Il est à noter que Alain Juppé, appartenant au même parti politique, critiquait vivement pendant les primaires, le programme de François Fillon, qui n’a pas changé depuis.

« Les mesures proposées par François Fillon sont excessives et irréalistes »

« On ne supprimera pas 500.000 postes de fonctionnaires en quatre ans. On ne fera pas passer le temps de travail de 35 à 39 heures dans la fonction publique du jour au lendemain, comme il le propose » a-t-il souligné. «Le programme de François Fillon n’est pas réaliste et il provoquera des blocages dans la société française »

Propos d’Alain Juppé lors de la matinale d’Europe 1, le mardi 22 novembre 2016

Eric Heyer, économiste à l’institut de conjoncture OFCE, (tendance keynésienne) dit :

« Fillon propose une politique d’austérité […] Or, pour relancer la consommation et donc l’activité, il vaut mieux au contraire redonner du pouvoir d’achat aux classes populaires et moyennes, car les plus riches, quand on les ponctionne moins, ont plus tendance à épargner qu’à consommer ! »

Interview pour Challengesoir, « La politique économique de François Fillon freinera la croissance »


Scandale financier : l’argent, une affaire de famille

⇒  Alors que François Fillon a construit sa communication de campagne en se décrivant comme «honnête », contre la corruption qui sévissait dans l’élite politique, critiquant ouvertement N.S., le 25 janvier 2017 : un scandale éclate. Selon le Canard enchaîné, Pénélope Fillon, la femme de François Fillon, aurait touché 900.000 euros brut pour un poste d’attachée parlementaire auprès de son mari, entre 1998 et 2006. Or, Pénélope Fillon s’est toujours faite très discrète dans la vie politique de son mari et l’a souvent elle-même affirmé.

  • En 2007, dans une interview pour le Sunday Telegraph -retrouvée par France 2-, elle précise :

« Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari » et dit ne pas s’être « occupée de communication non plus »

  • En 2008, dans l’émission À vous de juger, alors que son mari travaille pour N.S., elle déclare :

« Je l’accompagne de temps en temps, comme ça. Ça se limite à ça »

  • En 2016, au quotidien Bien Public:

 « Je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari »

Pour l’éditorialiste Alain Duhamel, ce soupçon d’emploi fictif  « constitue un obstacle redoutable sur le chemin présidentiel » et  « le problème est de savoir s’il s’agit d’un travail effectif ou si c’est au contraire un travail qui est introuvable ». Pour le déterminer, le parquet a ouvert une enquête  pour « détournement de fonds publics » et « abus de biens sociaux »mais les juges ne rendront pas leur décision avant la fin des élections.

⇒ L’affaire ne s’arrête pas là, quelques jours plus tard, un nouveau soupçon : ce sont ses enfants que Fillon rémunèrerait grassement. François Fillon dit à TF1 qu’il les a embauchés « pour des missions précises -deux de mes enfants qui étaient avocats- en raison de leurs compétences » lorsqu’il était sénateur de la Sarthe, entre septembre 2005 et juin 2007. Marie Fillon n’était pas encore avocate à cette période (elle n’a prêté serment qu’en novembre 2007). Elle a été rémunérée à plein-temps pour un travail d’assistante sénatoriale, touchant 57 084 euros brut en quinze mois, jusqu’à fin 2006, selon Le Canard. Début 2007, son frère, Charles Fillon, étudiant en droit (il ne sera avocat qu’en 2011), a pris sa suite et touché 26 651 euros en six mois. Le Canard qualifie leur activité d’« évanescente », discrète… comme le travail de leur mère donc.  

⇒ On commence a reprocher aussi à François Fillon la générosité de Marc Ladreit de Lacharrière -un milliardaire- qui a versé 100.000 euros à Pénélope Fillon pour des missions que Antton Rouget de Mediapart qualifie d’« obscures ».

⇒ Enfin, le 28 janvier 2017, Mediapart révèle que François Fillon aurait lui-même bénéficié de fonds publics détournés au Sénat. Il aurait empoché une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants.


Le mot de la fin

C’était Elsa. T,

cherchant à trouver la voie du succès dont parle ce satané Benjamin Disraeli. Je vous quitte donc sur ces mots :

Vive la République et vive la France !

 

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Pour paraître honnête homme, en un mot, il faut l’être disait Boileau. À méditer.

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1 commentaire sur “Portrait politique #2 : François Fillon « Travailler plus pour gagner moins »

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