Synopsis

On la retrouve dans ce film, âgée de 43 ans. Divorcée de son Monsieur Darcy (Colin Firth) elle couche avec un célibataire à un festival et là voilà enceinte… sans savoir de qui…

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Bridget c’est l’amie gênante, la fille pathétique qu’on adore parce qu’elle est pire que nous, l’amie dont on aime se moquer gentiment tant elle se met dans des situations invraisemblables. Un personnage ridicule, proche de la farce, auquel je me suis attachée sans trop savoir pourquoi. Aussi, son retour pour un troisième opus m’a réjouie, m’a fait m’impatienter. J’avais donc beaucoup d’attentes pour ce troisième film. Attentes qui ont été déçues :2440501-affiche-de-bridget-jones-baby-950x0-2.jpg

Bridget aujourd’hui quinquagénaire célibataire n’a toujours pas changé et j’insiste sur le toujours !

Si sa maladresse, son côté « je-suis-totalement-à-la-ramasse-que-faire ? »  me la rendrait attendrissante, dans ce film je lui en veux. Pas d’être restée célibataire ou de vivre dans le même appartement ou de… Non, je lui en veux de n’avoir toujours pas trouvé un moyen de se satisfaire de ce qu’elle a. Bridget Jones 3 veut encore un mari, un enfant… Ce qu’elle n’a pas.

Certes Bridget Jones est une comédie et non un manifeste contre « les normes que voudraient nous imposer la société » et je reproche peut-être juste au film de ne pas avoir réussi à calmer mes angoisses sur l’avenir (en tant que célibataire, étudiante perdue… Ou tout ce que vous voudrez) mais je trouve que l’occasion aurait pu être belle pour ce film de tenir un discours plus surprenant et j’ai regretté de ne pas trouver une Bridget plus épanouie et que tant de scènes aient été prévisibles (comme si Anna.K et moi écrivions le scénario à mesure qu’il se jouait sous nos yeux).

Tout était attendu, comme un vieux sketch à l’humour éculé. Sorry everything is so « déjà vu Miss Jones. » (Oui, oui je suis bilingue… Bien sûr)

Pour ce qui est du casting : ce fut un plaisir évidemment de retrouver Colin Firth, Renée Zellweger, la mention à Daniel Carver -joué par Hugh Grant- pour expliquer son absence dans le film fut parfaite et l’apparition de Patrick Dempsey -bien que très sympathique- aurait pu être idéale si le film avait été plus surprenant (un Patrick Dempsey finalement amoureux de Monsieur Darcy ou qui serait finalement le père de l’enfant de Bridget ou mieux encore, qui aurait épousé Bridget).

Peut-être que de nous deux -Bridget et moi (on est tellement copines)- je suis la seule à avoir grandi, à avoir changé et que finalement ce film ne me convenait pas ? Après tout, pourquoi vouloir changer des recettes qui ont si bien fonctionné dans les deux précédents opus ?

Je n’ai rien pour me permettre de répondre (ce qui est bien embêtant) si ce n’est que j’ai la certitude que mon amour pour les comédies romantiques n’a pas décru : « c’est la base ! » comme le dirait l’illustre Marvin de Secret Story 10.

Comment occuperais-je les trois neurones qui fonctionnent encore après les partiels sans Monsieur Darcy, Rhett Butler, Ashton Kutcher et même Hercule -dans le dessin animé du même nom- ? J’ai besoin de ces films relaxants, ces films qui me font me sentir joyeusement honteuse quand je dois les défendre. Ce n’est pas une impression que je garderais pour Bridget Jones 3.

C’est donc ma déception du mois !

À vous de décider si j’en attendais trop d’une simple comédie.

PS :

Anna K me rappelle de faire une mention spéciale à un morceau de la Bande Originale chantée par Ellie Goulding « Still Falling For You » puisqu’elle nous a permis de retrouver avec plaisir la chanteuse britannique -qui a une place toute particulière pour nous puisque c’est la première artiste que nous avons vu en concert ensemble-.

D’ailleurs merci d’y être allée avec moi Anna…

Allons bon je me tais et vous laisse en musique avec la Bande Originale du film mais vous voyez bien que je suis une indécrottable romantique, non?

(Elsa T.)


Le mot de la fin ?

Une bonne comédie romantique, c’est un bonbon qui se révèle finalement être autre chose qu’un enrobage mielleux et sympathique.

La différence entre une bonne et une mauvaise comédie romantique, c’est ce coeur coulant qui fait réfléchir, une touche d’acidité insolite, un questionnement, de l’humour.

Ici, pas de surprise, pas de coeur coulant, pas de message. Les scénaristes ont cédé à la tentation d’écrire un film paresseux, qui joue sur un ressort efficace mais seulement à très court terme : la nostalgie.

Bridget reste cette petite fille en quête du Prince Charmant, engluée dans un schéma Disney très ringard. Elle n’assume pas ses rondeurs, sa maladresse, son narcissisme attendrissant. Son anticonformisme est un accident et ce dernier opus se charge de gommer les supposés « défauts » de notre héroïne. Comme dirait Colin Firth avec son accent so british : it’s a pity.

(Anna K.)

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