Les attentats de 2016 en France et en Belgique, de 2017 en Angleterre, l’inquiétante démocrature d’Erdogan, l’agressivité russe, le Brexit, la victoire de Trump à l’élection américaine, la montée de l’extrême droite lors des élections législatives au Pays-Bas… 2017 marque un nouveau cycle de notre histoire contemporaine et les élections le reflètent. Une majorité des votants américains et britanniques ont déjà exprimé leur profond mécontentement : contre un modèle économique, les inégalités qu’il engendre et ses classes politiques.

Ces mouvements de contestation nous invitent à réfléchir aux raisons de la colère montante des électeurs -le décalage entre politiciens et le « peuple » ? Un désenchantement général ?- et aux fonctionnements de nos démocraties.

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Un cri de colère

→ Échec de l’exécutif ?

Beaucoup ne croient plus en leurs élus. Le vote Trump ou celui de Brexit sont souvent des votes de contestation, pas toujours d’adhésion : le but est de faire table rase, changer d’option au risque de soutenir des extrêmes. Une manière de dire « non » à un modèle et non « oui » à une nouvelle idée. Ce type de vote n’est pas nouveau : en France, on a parlé de vote « anti-sarkozy » en 2012 et aux primaires de la droite en 2016. Ce comportement marque le premier échec de nos classes politiques : une difficulté à susciter un vote d’adhésion, à « vendre du rêve » (comme ne disent plus les jeunes). Les promesses de campagnes, pour beaucoup de votants potentiels, sont, comme dirait Dalida : « Encore, des mots, toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots ». On peut aussi se demander si l’échec de l’exécutif ne résulte pas aussi d’une vraie défiance envers les personnalités politiques suite à de nombreux scandales (affaire Fillon, affaire Bygmalion, Affaire Cahuzac, Affaire Tapie-Lagarde, Affaire Karachi).

→ Trump, un candidat qui a défié les attentes

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Trump, pendant sa campagne, a plusieurs fois agressé verbalement les handicapés, les femmes :

« Je suis automatiquement attiré par les belles femmes… Je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n’attends même pas. Et quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu peux les attraper par la chatte, tu fais tout ce que tu veux »

les hispaniques :

« Ils apportent la drogue, ils apportent la criminalité. Ce sont des violeurs et certains, je pense, sont de braves gens. Mais les Etats-Unis sont devenus le dépotoir de tous ceux qui ont des problèmes »

les noirs et les juifs :

« Des Noirs qui comptent mon argent ! Je déteste l’idée. Les seules personnes que je veux voir compter mon argent sont des hommes petits portant la kippa tous les jours »

Il s’est déclaré pour la torture :

« Vous savez, j’ai parlé à d’autres personnes du renseignement, et ils croient beaucoup par exemple au simulacre de noyade [waterboarding], parce qu’ils disent que ça marche, ça marche […] si « ça ne marche pas », les personnes qui y sont soumises « le méritent »»

insensible aux changements climatiques :

« On a parlé dans le passé de refroidissement climatique, maintenant on parle de réchauffement. Je pense que c’est juste la météo »

pour la déportation des immigrés. Pourvu d’une fortune d’environ 4 milliards de dollars, Trump est à ce jour le dirigeant le plus riche des états-unis. Fils d’un industriel, magnat de l’immobilier, participant d’une télé-réalité, il ne semblait pas pouvoir s’imposer comme étant « le candidat du peuple »… et pourtant, le 8 novembre 2016 a fait mentir les sondages et les prévisions des politologues. Comme si la violence de ses discours n’avaient pas découragé certains électeurs :

Les « Latinos » lui ont offert la Floride

« Le milliardaire a une raison de plus de se réjouir : en Floride, où il obtient son meilleur score chez les Hispaniques (31 %, selon des sondages sortie des urnes), ce vote a été déterminant dans sa victoire. Car la Floride et ses 29 grands électeurs faisaient partie des « swing states » cruciaux que le candidat du parti républicain devait décrocher pour accéder à la Maison-Blanche »

Extrait de l’article Élection de Donald Trump : les paradoxes du vote hispanique, La Croix

→ Échec du quatrième pouvoir ?

Pire, pour Trump ou le Brexit, les nombreuses mises en gardes des journaux, blogueurs, banquiers ou politologues n’ont pas réussi à toucher la majorité des votants : le quatrième pouvoir s’est révélé inefficace comme l’atteste le « we were so wrong » des présentateurs de la CNN à l’annonce des résultats.

« Le site FiveThirtyEight, spécialisé dans le journalisme de données, donnait la candidate démocrate gagnante, avec une forte probabilité, de 71,4%, contre un petit 28,6% pour Trump. « Les chances que Hillary Clinton perdent l’élection sont équivalentes à la probabilité qu’un joueur de la NFL [le championnat national de football américain, ndlr] manque une transformation à 37 yards [33 mètres] », soit environ 15%, fanfaronnait, sûr de son coup, le New York Times »

« We were so wrong », Libération

Inefficace, oui mais pourquoi ? Les lecteurs du New York Times par exemple, se sentent concernés par les sujets que le journal évoque, touchés par les critiques qu’il formule. Mais ces journalistes se battaient en territoire conquis, pendant que Trump allait rassembler… ailleurs. Seule une partie de la population lit les chroniques, tribunes et autres articles du New York Times... Beaucoup de médias sont partis du principe qu’ils s’adressaient à un public guidé par la raison, et non par les émotions.

« On imagine que les électeurs effectuent un travail rationnel, qu’ils prennent en considération une multitude d’informations, les évaluent, les confrontent à leurs propres intérêts. Mais ça n’est bien sûr pas aussi rationnel […] Clinton a souvent mis en avant son expérience et ses capacités, Trump faisait davantage appel aux émotions »

« Quel rôle ont joué les médias et les réseaux sociaux ? », Social Media Club

La question doit donc se poser pour les instances médiatiques : comment atteindre et regagner la confiance d’une partie du public ?

Pour Samuel Laurent, journaliste au Monde, il faut d’abord admettre ses erreurs :

« L’une des réponses, c’est de renouer le contact […] Les médias ont fait preuve pendant des années d’une arrogance inouïe. Après 2005, pas un mea culpa… Il faut qu’on soit capable de reconnaître nos erreurs […] on ne sait pas assez communiquer sur ce qu’on peut et veut faire, sur la qualité de notre travail, sur nos méthodes. »

Il ne faut pas non plus oublier l’importance des réseaux sociaux, qui jouent un rôle essentiel d’intermédiation :

« Médias et réseaux sociaux sont devenus des espaces d’expression pour des millions de gens sur Internet. S’il n’est pas encore majeur, le poids de ces réseaux sociaux, tels Twitter ou Facebook, dans l’interaction entre journalistes, sources et lecteurs, la progression des usages informatifs et la croissance rapide du nombre d’inscrits préfigurent un support pour l’information. Un aperçu des usages journalistiques des réseaux sociaux montre déjà les potentialités qu’ils recèlent pour l’information à l’avenir : logique de complémentarité d’audience entre médias, espaces d’expression non contraints, usages participatifs entre journalistes et citoyens…, autant de nouvelles pratiques informationnelles entre différents publics »

Arnaud Mercier, professeur en Sciences de l’information et de la communication, Université de Lorraine. Responsable de l’Observatoire du webjournalisme au sein du Centre de Recherche sur les Médiations ( CREM)


La brioche, symbole d’un décalage

Le décalage entre les politiciens et le peuple, les grands et les petits, est souvent dénoncé, servant parfois de justification à un comportement pessimiste « tous pourris ». Ce constat du décalage entre classe dirigeante et classe dirigée n’est pas nouveau.

À commencer par une déclaration prêtée à Marie-Antoinette : « Ils n’ont pas assez de pain, qu’ils mangent de la brioche ! » .

« Il y a environ cent cinquante ans, les plus pauvres parmi le peuple de Paris marchèrent un jour sur Versailles où habitaient le roi de France et sa femme. C’était une manifestation, vous savez bien ce que c’est. Les pauvres gens se rangèrent devant le château et crièrent : « Nous n’avons pas de pain, nous n’avons pas de pain ! » tant ils étaient miséreux.
La reine Marie-Antoinette regardait par la fenêtre et demanda à un officier :
– Que veulent donc ces gens-là ?
– Majesté, répondit l’officier, ils veulent du pain, ils n’ont pas assez de pain, ils sont trop affamés.
La reine secoua la tête avec étonnement :
– Ils n’ont pas assez de pain ? demanda-t-elle. Mais alors, qu’ils mangent de la brioche ! »

Récit d’Erich Kaestner dans, Pünktchen und Anton, Marie-Antoinette

En Chine, on trouve un récit similaire, qui met en scène l’empereur Hui dans la chine du IIIe siècle :

« Une fois, alors que l’empereur Hui de la dynastie Jin mangeait de la viande pendant un banquet impérial, le gouverneur général de l’Est lui annonça qu’il y avait une grande famine à l’Est, et que beaucoup d’affamés avaient péri. L’empereur dit : « Si ces affamés n’ont pas de céréales, ils devraient manger de cette viande. Cela remplit également l’estomac — pourquoi mourir de faim ? » »

Nai-Tung TTNG, A Type Index of Chinese Folktales in the Oral Tradition and Major Works of Non-Religious Classical Literature

Ces anecdotes aux allures de conte rendent sensible un malaise entre les classes dirigeantes et le « peuple ». Ils sont souvent convoqués pour remettre en cause la légitimité des élites ou souligner les inégalités existantes :

« Il y a comme une tartufferie à vouloir persuader les enfants d’immigrés maghrébins qu’il leur suffit « d’apprendre le latin et le grec » pour saisir leur « meilleure chance d’intégration ». Marie-Antoinette n’aurait rien trouvé à redire, qui suggérait des brioches aux pauvres qui manquaient de pain. »

Saad KHIARI, « Absences arabes », Le Monde, 9 mars 2000

« Comment ce discours peut-il être reçu par les victimes économiques ? Comme celui de Marie-Antoinette lançant au peuple affamé : « Vous manquez de pain, mangez donc de la brioche ! » Mon inquiétude, depuis les années Mitterrand, tient au fait que c’est Marie-Antoinette qui mène le combat antiraciste. […] Les enfants gâtés de l’époque, les privilégiés, qui évoluent dans la mondialisation comme des poissons dans un bocal, ne sont pas les mieux à même de faire la leçon à ceux qui sont hors du bocal »

Alain Finkielkraut pour Le Figaro Magazine, en 1997, alors qu’il lutte contre une loi de contrôle des immigrés

Des réécritures contemporaines du mythe de la brioche :

  • « Le pain au chocolat » de Jean-François Copé :

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 Thomas Sotto (journaliste) : « Combien coûte un pain au chocolat? »

Jean-François Copé : « Écoutez, je n’en ai aucune idée mais (…) ça dépend des tailles. Je pense que ça doit être aux alentours de 10 ou 15 centimes d’euro ».

24 octobre 2016, sur Europe 1

  • La ministre du travail, Myriam El Khomri, qui ne connait pas la législation régissant les modalités pour les CDD :

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Jean-Jacques Bourdin (journaliste) : « Combien de fois un CDD est-il renouvelable ? »

Myriam El Khomri (Ministre du Travail) : «Je ne pourrais pas vous le dire […] Jusqu’à trois ans […] Un CDI peut être requa… Un CDD peut être requalifié en CD… Un CD… Pardon. Un CDD peut être requalifié en CDI quand justement le cadre du recours au CDD n’a pas été requis »

5 novembre 2015, sur RMC/BFMTV

Ces questions de « fact checking » deviennent une étape obligée pour les invités politiques. Comme si en répondant correctement, le politicien montrait sa légitimité à s’exprimer. Le 28 janvier 2017 dans ONPC, la chroniqueuse Vanessa Burgraff, passablement irritée par son invitée Rama Yade, demande à celle qui s’auto-proclame « candidate des petits » le montant du RSA pour une personne vivant seule :

L’idée populaire veut donc qu’il y ait un lien indissoluble entre compétences et connaissances... Créant un gap infranchissable entre un « ils » et un « nous » : « comment peuvent-ils nous représenter, s’ils ne nous connaissent pas ? ».

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Soprano, dans son clip « Ils nous connaissent pas »

« Ils nous connaissent pas, non
Aujourd’hui ils nous parlent d’identité nationale, d’Europe, etc.
Pendant que la jeunesse ne sait plus où elle va

À l’école tu peux voir des Saïds et Nicolas
Mais pourtant en histoire certains se reconnaissent pas
Ils nous parlent de Mozart, Beethoven et tralala
Alors qu’on a dans le casque du hip hop en MP3 »

Soprano, « Ils nous connaissent pas », 2014


Pour les citoyens, un impératif : agir

À la fin de son récit sur Marie-Antoinette, Erich Kaestner écrit :

« Ne croyez-vous pas que la pauvreté pourrait être plus facilement supprimée si les riches savaient, dès leur enfance, combien il est dur d’être pauvre ? Ne croyez-vous pas que les enfants riches se diraient alors : quand nous serons grands, quand nous posséderons les banques, les terres et les usines de nos pères, nous travaillerons à ce que les ouvriers soient plus heureux.
Car les ouvriers, ce seraient leurs camarades de jeu du temps de leur enfance.
Croyez-vous que cela soit possible ?
Voulez-vous aider à ce que cela se réalise ? »

Dans son apostrophe « Voulez-vous aider à ce que cela se réalise ? », Erich Kastner esquisse ici une solution articulée autour d’une notion centrale : la coopération.

Pour atténuer le décalage entre deux entités, il semble nécessaire d’instaurer un partenariat. Pour fonctionner correctement, la démocratie ne peut pas être vécue passivement : il faut voter, s’exprimer, se mobiliser. S’exprimer aussi au nom de ceux pour qui la démocratie a échoué, ceux qui ne peuvent pas ou plus le faire.

À cette fin, les mairies ont des services servant à traiter les propositions des citoyens qui peuvent prendre la forme de permanences. D’autres sont plus originales :

-À Bayeux (14), un café citoyen a été créé pour permettre aux citoyens de parler directement avec des élus. L’initiative ne semble cependant pas avoir encore trouvé son public :

« Dans l’assistance, on doit bien le reconnaître, on retrouve souvent des têtes connues. Les membres du conseil des sages, des conseillers municipaux et adjoints participent aux discussions »

« Parler de la ville avec ses élus autour d’un café », Ouest France

-À Guyancourt (78), « Allô Mme le Maire » est un rendez-vous mensuel permettant aux Guyancourtois de contacter le maire.

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Il est aussi possible (plus simplement) d’envoyer une lettre à son élu local pour lui faire part de soucis qu’il pourrait chercher à remédier.

Ces dispositifs mis en place doivent théoriquement servir nos élus à mieux nous représenter mais ce ne sont pas les seuls : nous avons en France le droit de vote, le droit de grève, de se syndiquer.

Pourquoi se syndiquer ?

Se syndiquer, ce n’est pas hurler dans les rues contre « les puissants », c’est avoir au quotidien un représentant qui pourra défendre vos droits en cas de conflit avec votre employeur :

« Max est un adepte du « pourquoi ? ». « Je discute direct avec mon patron et ça marche, pourquoi je me syndiquerais ? » À vingt-deux ans, Max est maçon dans une petite boîte artisanale. Il est persuadé que s’il touche désormais une prime transport, c’est parce que son patron « sait que c’est dur pour tout le monde ». Max ignore qu’il s’agit là d’une disposition prévue dans le Code du travail à la suite de négociations nationales collectives »

« Pourquoi je me syndiquerais  ? »L’Humanité

Pour en savoir plus, une vidéo de quatre minutes sur l’intérêt de se syndiquer :

Pourquoi faire grève ?

« Dans la tradition du monde du travail la grève est un rappel de la place centrale qu’occupe le travailleur. Sans travailleur pas d’entreprise, pas de service…La grève est là pour rappeler à ceux qui l’oublient trop souvent : les salariés sont au coeur de l’entreprise, il ne faut pas les négliger ! »

« Grève mode d’emploi, comment et pourquoi faire », Rennes info

En 2009, la grève générale des Antilles françaises a commencé en Guadeloupe et s’est étendue en Martinique :

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« Les revendications principales de cette « grève contre la vie chère » étaient une baisse des prix jugés abusifs de certains produits de base, comme le carburant et l’alimentation, ainsi qu’une demande de revalorisation des bas salaires.

La grève a paralysé pendant un mois et demi tous les secteurs, privés et publics, notamment les stations-services, les petits et grands commerces, les hôtels et les industries liés au tourisme, les établissements scolaires et les transports publics.

Le 5 mars 2009, après 44 jours de conflit, un protocole d’accord a été signé par Élie Domota pour le LKP, le préfet Nicolas Desforges pour l’État et Victorin Lurel le président du conseil régional. Il a mis officiellement fin à la grève en satisfaisant les revendications populaires »

Notice Wikipédia, Grève générale aux Antilles françaises en 2009


Démocratie : notre échec ?

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En 2010, Stéphane Hessel -un diplomate, écrivain et ancien résistant français- écrivait un livre qui invitait les citoyens à s’indigner. Dans son ouvrage, l’essayiste défend l’idée qu’il faut s’engager, se révolter contre les inégalités, combattre les injustices. Pour ne pas accepter d’être un pessimiste passéiste qui accepterait ce qu’il pourrait changer.

Hessel tente de montrer à son lecteur les motifs d’indignation qui existent encore de nous jours et nous invite à agir, à manifester pour revendiquer nos droits.

« Les raisons de s’indigner peuvent paraître aujourd’hui moins nettes ou le monde trop complexe […] Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes : cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l’indifférence, dire « Je n’y peux rien, je me débrouille » […] Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé »

Stéphane Hessel, Indignez vous !, 2010

« Où que nous regardions, l’ombre gagne, mais nous sommes de ceux qui disons non à l’ombre »

Aimé Césaire

Agissons, informons-nous, découvrons, parlons : bref, indignons-nous !

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