« The less you own, the less that owns you » : Moins vous possédez, moins vous êtes possédés.

Vivre avec moins de 100 possessions : voilà le mode de vie que je vous propose de découvrir. Celui des minimalistes.


À la tête de ce mouvement de plus de 20 millions de personnes, deux hommes : Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus.

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Ryan Nicodemus (à gauche), Joshua Fields Millburn (à droite).

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Ce mouvement prend naissance en 2010. Les deux leaders sont collègues : ils travaillent comme cadres pour le géant américain America ladder. Suite à la mort de sa mère et à son divorce la même année, Joshua Fields Millburn se met à réfléchir. Il remet en question sa vie, ses choix. En quête de sens, il découvre des idées proches de celles du minimalisme, qu’il va développer. Il s’agit de se contenter de peu car, le « trop » était la raison de son malheur.

 


Il en faut peu pour être heureux

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Pensons à l’ironique apostrophe marxiste : « Accumulez, accumulez ! C’est la loi et les prophètes ! ». Joshua Fields Millburn questionne cette soif de biens et de richesses. Il a l’impression de ne jamais pouvoir être rassasié : à chaque nouvelle possession se dessine un nouveau besoin.

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Sortir de la logique capitaliste apparaît alors pour lui comme un moyen d’échapper au piège de cette consommation insatiable. Joshua décide alors que pour vivre, il n’a pas besoin de plus de 100 possessions. En prêtant moins d’interêt aux choses (carrière, argent, objet), il se sent moins angoissé. Il a plus de temps pour s’occuper de lui et de ses proches : il se sent mieux.

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Screen de l’appartement de Joshua pour le documentaire sur le Minimalism de Matt D’Avella.

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Ryan Nicodemus, un ami depuis la fac et un collègue l’observe et remarque son changement. Un soir, il lui demande : « Why the hell are you so happy ? » (Pourquoi diable es-tu si heureux ?). Joshua parle du minimalisme à son ami : l’aventure commence.

Ils lancent tout d’abord un site : Becoming minimalist, pour partager leur expérience. Il a désormais (en 2017) une audience de 4 millions de lecteurs. Leur site ne contient aucune publicité et a été mentionné par The Wall Street Journal  « Shop ‘Til you Stop: How to Treat Compulsive Spending », le Time, The Guardian…

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En 2011, ils quittent leurs emplois pour se concentrer sur l’écriture d’un premier livre Minimalism: Live a Meaningful Life ( Minimalisme : vivre une vie qui compte). Ils en font la promotion dans des radios locales, dans des librairies… Les salles se remplissent de plus en plus. Jusqu’en 2013, ils visitent les États-Unis et le Canada. Ils totalisent 51 arrêts et de plus en plus de visites sur leur site.

« We’re not out here trying to proselytize, we’re not trying to convert anyone to minimalism. But I do want share a recipe and see if there are ingredients that other people can get value from »

Nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme, nous n’essayons pas de convertir au minimalisme. Cependant, je veux partager ma recette et voir s’il y a des ingrédients qui peuvent servir à d’autres.

Joshua Fields Millburn, dans le documentaire sur le Minimalism de Matt D’Avella (2016).

En 2013, les deux compères commencent l’écriture d’un nouveau livre : Everything That Remains (Tout ce qui reste) et rencontrent le producteur Matt D’Avella pour le convaincre de les accompagner pour leur prochaine campagne de promotion. Il accepte.

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Image du documentaire de Matt D’Avella (2016).

En 2014, les deux amis effectuent un périple de plus de 100 arrêts à travers les Etats-Unis, le Canada, l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie pour promouvoir Everything That Remains.

En 2016, le documentaire de Matt D’Avella est rendu disponible sur Netflix, iTunes, Amazon, Google Play et Vimeo. On suit le duo minimaliste mais on découvre aussi les analyses d’experts (sociologues, anthropologues, …) sur le mouvement, sur la société de consommation, l’impact de l’american dream sur le fantasme carriériste de nombreux Américains, et les témoignages de nombreuses personnes qui ont changé leur mode de vie.

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Ce mode de vie prolonge un questionnement philosophique spinozzien : si l’homme est un être de désir qui toujours veut, comment peut-il être heureux ?

 En devenant minimalistes ?

Devenir minimaliste

Devenir minimaliste, c’est l’expérience du Japonais Fumio Sasaki, auteur du blog Minimal&ism. Il raconte son parcours : « Moi, j’étais jusqu’à il y a peu un maximaliste, toujours avide de nouvelles possessions ». Croulant sous les affaires, l’homme de 38 ans s’est laissé tenté par un déstockage extrême pour « laisser émerger les choses qu’il aime vraiment ».

Il explique : « Le consumérisme se porte bien, les publicités continuent à nous dire que notre prochain achat nous apportera satisfaction, et les gens continuent à le croire. Mais un nombre croissant de gens réfléchis commence à saisir le mensonge et le doute dans cette affirmation. Ils ont essayé de trouver le bonheur via la propriété, mais s’en sont trouvés inassouvis. Ils commencent alors à chercher le bonheur et l’épanouissement à d’autres endroits : dans les relations, les causes sociales, et le sens. »

Fumio Sasaki opère alors un travail de tri qui durera plus d’un an. Il se débarrasse de ses livres -difficilement-, de CD qu’il n’écoutait plus, de sa guitare dont il ne jouait plus, des gadgets dont il ne sait pas se servir. Il numérise patiemment lettres, photographies, petits mots, précieusement préservés dans la mémoire de son ordinateur. Il jette les originaux. La matérialité du souvenir est un encombrement inutile : ses expériences sont ancrées en lui. Sasaki a écrit un livre traduit en 14 langues, pour raconter sa transformation.

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Il confie : « Au fur et à mesure que je me débarrassais des objets, j’ai lentement commencé à comprendre ce qu’était le bonheur ».

Avant, l’espace maximaliste de Fumio :

     © Fumio Sasaki

Après la conversion minimaliste, son appartement :


Le minimalisme à petites doses

Si le minimalisme originel vous paraît une solution trop radicale, voici quelques propositions à introduire (ou pas) progressivement dans vos vies, au rythme qui vous convient :

  • Paulina Draganja, reine du désencombrement suédois, suggère que « toute chose dans votre maison doit avoir une place qui lui est propre, là où il le faut. Je me contente des objets que j’aime et que j’utilise, et je me demande toujours, avant d’acheter un nouvel article où celui-ci pourrait bien aller ? Si je n’ai pas la réponse, j’évite de l’acheter. »

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  • Mindy Starns Clark, l’auteure américaine de The House That Cleans Itself (« La maison qui se nettoie ») confie : « Ma théorie du désordre est basée sur le fait que chacun des biens que l’on possède, du moindre bouton au plus grand canapé, consomme un petit bout de notre temps : il faut du temps pour le nettoyer, le ranger, le déplacer, le réparer, le perdre, le retrouver, le laver, le dépoussiérer et ainsi de suite. Plus nous possédons d’objets, plus nous leur sacrifions de temps. Ainsi, lorsque viendra l’heure de désencombrer, posez-vous cette question : « Est-ce que cet objet mérite le temps que je lui consacre ?” Si la réponse est oui, il faut le garder. Sinon, alors il faut s’en débarrasser. C’est aussi simple que ça, sauf bien sûr si l’objet possède une valeur sentimentale. »

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  • Daniela Mosca, home organiser italienne, prône la parcimonie. « Je comprends qu’on soit attaché à certains de ces objets et qu’on souhaite les transmettre à ses enfants. Dans ce cas, je suggère de les choisir avec soin et d’en limiter le nombre : par exemple, un maximum de cinq vêtement que vous ne portez plus, mais auxquels vous tenez pour des raisons sentimentales. »

La team Annakelsat et le minimalisme

« Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère, et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux »

La Nouvelle Héloïse, Rousseau

« Un bureau bien rangé est le signe d’un esprit dérangé ! »

Antoine de Saint-Exupéry

On vous laisse : on retourne sur Asos, Wish et Amazon, vérifier que les produits de nos whishlists sont toujours en stock !

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