Les coups de coeur d’Anna K. #3

Les coups de coeur sont de retour pour un troisième épisode !

Au menu : un roman, des expositions photos, une bière à la pêche et Harry Potter, …

1- En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut

« C’était vraiment n’importe quoi, parce que la vie c’est souvent comme ça, et c’est très bien ainsi »

Le premier roman d’Olivier Bourdeaut est la chronique d’une folie pas si douce, qui se déguste comme un champagne. Ça pétille, ça a le goût de la fête, et ça vous laisse un peu nostalgique avec une douloureuse gueule de bois le lendemain matin. Cette fable pleine de poésie a la fantaisie d’un Vian et la mélancolie d’un Francis Scott Fitzgerald.

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. »

Quatrième de couverture

Au menu, des descriptions sont savoureuses : un homme a « des oreilles en forme de queues de gambas », la maîtresse a « une belle permanente couleur sable, comme si elle avait une tempête du désert sur la tête ». Dans le salon, du lierre pousse sur le vaisselier, tandis que trône un « canapé sur lequel il est recommande de sauter ». Dans la chambre, un poster de Claude François sert de cible à fléchettes, parce qu’il chante « vraiment mal ». Pour ne pas faire vaciller son équilibre esthétique, on va voir les amandiers au printemps et on s’insurge qu’on puisse faire payer des fleurs : « On ne vend pas les fleurs, les fleurs c’est joli et c’est gratuit, il suffit de se pencher pour les ramasser. Les fleurs c’est la vie, et à ce que je sache on ne vend pas la vie ! ».

Olivier Bourdeaut nous offre aussi l’occasion de réécouter la belle chanson de Nina Simone, qui donne son titre et sa couleur au roman : triste, suave et superbe.

« He jumped so high, he jumped so high,
Then he lightly touched down

Il sautait si haut… il sautait si haut
Puis il redescendait légèrement »

2-Stephen Fry, narrateur de la série Harry Potter

Depuis quelques mois, Anna K. se plonge avec délice dans l’écoute de livres audios. Pour raccourcir les trajets, accompagner les balades, les préparations de plats, les (très rares) séances de sport, Stephen Fry s’est révélé l’homme parfait. Le récit est incroyablement vivant, Stephen (oui, je l’appelle Stephen) module les voix, ralentit, ménage ses effets, … Et les joies de J.K. Rowling, doux souvenirs d’enfance, sont ainsi sublimées. Anna envisage donc d’assister à la prochaine coupe du monde de quidditch et de tenter une recette de bièraubeurre… À suivre, sur Annakelsat

Si vous avez aussi le virus des podcasts, je vous conseille le numéro de « Happy Place » avec Stephen Fry, on y découvre sa bienveillance, son intelligence et son humour so british.

3- Boucles d’oreilles Anthropologie

Cédant à la mode de la feuille tropicale, Anna K. a craqué pour cette paire de boucles légères signées Anthropologie.

Grâce à cet article, j’ai appris qu’une des deux feuilles était celle d’un faux philodendron. C’était l’information (un peu) inutile du jour !  

4- Masque spécial canicule/migraine

Au cœur de la canicule estivale, il s’en est fallu de peu pour que la team Annakelsat se liquéfie définitivement. Les alliés se sont comptés sur les doigts d’une main : des sorbets, de la clim, des sprays d’eau thermale et… un masque donnant l’air d’Elastigirl ! Initialement conçu pour apaiser les céphalées, ledit gadget garantit de précieuses minutes de fraicheur. Vous savez désormais quoi ajouter à votre kit de survie !

5- Des pins d’Arles – souvenirs des Rencontres de la photographie

Ces jolis pins des Rencontres d’Arles offerts par Elsa T. décorent parfaitement la veste en jean d’Anna K. Beaux accessoires… Et chouettes souvenirs : c’était la première édition du festival pour la team Annakelsat, qui se souvient, émue, d’une exposition en particulier : « The train, le dernier voyage de Robert F. Kennedy », à l’Atelier des forges.

The train, le dernier voyage de Robert F. Kennedy

USA. 1968. Robert KENNEDY funeral train.

 

« Ce jour-là, c’est un torrent d’émotions qui a déferlé en continu »

Paul Fusco

L’exposition « The Train » offre un triple-regard sur le convoi du train qui amenait le corps de Robert F. Kennedy, de New York à Washington. Paul Fusco, d’abord, monté à bord de ce train en 68, a photographié l’émotion de l’Amérique populaire, rapportant plus de mille diapositives. L’artiste hollandais Rein Jelle Terpstra a retrouvé des personnes présentes lors du passage du convoi funéraire et collecté leurs souvenirs immortalisés en photos et en Super-8. Enfin, le Français Philippe Parreno a reconstitué le trajet et filmé, en faisant jouer des comédiens, certaines scènes vues il y a cinquante ans.

Une exposition bouleversante.

Pour prolonger l’émotion, je vous propose de découvrir ce très bel article sur l’exposition, dont nous vous offrons un extrait :

« Un rituel funéraire s’invente, être là au passage du train, témoigner avec son corps vivant, posé sur l’herbe ou le ballast. Chacun use du signe qui lui convient, chacun fait comme il sent. Main levée ou sur le cœur, bras croisés, sur les hanches ou serrés contre le buste, un salut militaire, un chapeau qu’on enlève. La plus simple des cérémonies. »

6- Lipcote, fixateur de rouge à lèvres

Si vous êtes comme Anna K., fan de rouge à lèvre, nous avons un produit miracle pour éviter tous les transferts ! Une couche de Lipcote permet de fixer n’importe quel rouge (ou rose, ou taupe, ne soyons pas discrimants) !

Rouge à lèvres

Si vous vous êtes écriés, tel Steve Jobs, « ceci est une révolution », vous pouvez retrouver ce « scellant » sur Amazon !

7- Des Bensimons très pop

Tradition des coups de cœur oblige, voici la paire de Bensimon élue cette année ! Des motifs géométriques, du orange, jaune, bleu : très pop, finalement !

8- Une pochette de La Maison Baluchon

Vous cherchez une belle trousse ? Une jolie pochette pour votre tablette ? J’ai l’adresse qu’il vous faut ! Sur le site de La Maison Baluchon, vous choisissez le modèle et le motif, et cinq jours plus tard, vous recevez votre produit sur-mesure ! Et si les prix vous effraient, faites comme Anna K. : attendez les soldes !

Quelques motifs possibles :

9- Un masque Sephora

Avec Elsa T., après nos examens, on rêvait de soins au Spa. On a regardé le site des Cinq Mondes mais comme on ne désirait pas particulièrement vendre un rein pour un massage, on a décidé de faire venir la détente à nous pour quelques euros ! On a acheté chez Sephora quelques masques. Pendant 20 minutes, on ressemblait à Casper le fantôme et puis nos peaux étaient toutes douces. Bref : à vous le rire, (le ridicule), et les peaux soyeuses !

10- « The Constellations », une série de Bouchra Khalili

L’artiste franco-marocaine Bouchra Khalili est exposée au Jeu de Paume jusqu’au 23 septembre. Dans « Blackboard », elle questionne les paroles de résistance, le colonialisme, les souffrances humaines. La série de huit sérigraphies intitulée The Constellationsretrace les parcours de huit migrants. Sur un fond bleu nuit, des noms de villes se détachent : Ramallah, Jerusalem, Istanbul, Jalalabad, Alcante, Tripoli, Milan et Annaba, …

« Je ne cherche pas à “poétiser”, mais plutôt à déplacer les perspectives. Et si ça devient un geste poétique, c’est parce qu’il y a de la vie, dure mais résistante, du neuf – il faut inventer les routes, toujours – et de la permanence – l’homme est errant, car comme l’écrivait Édouard Glissant : “Il n’est frontière qu’on n’outrepasse” »

« Comment naît une parole qui résiste ? Comment s’incarne-t-elle ? », Entretien de Thomas Lapointe avec Bouchra Khalili.

Derrière la sobriété et l’élégance de ces cartes des mers et du ciel où les frontières ont disparu, apparaissent des récits de vie. Les étoiles-villes sont autant d’obstacles franchis, de douleurs endurées. Ces nouveaux navigateurs constituent autant de branches d’une constellation plus vaste : l’humanité toute entière.

11- Bière Pécheresse de Lindemans

Bière Pêcheresse Coups de coeur Anna K. 3

La Pécheresse « laisse échapper du verre des arômes de pêche et de sucre candi très doux ». Subtile, rafraîchissante, la Pécheresse s’est révélée l’alternative idéale au traditionnel verre de rosé.

Seule source d’énervement : la description officielle du site précisant que le breuvage est « très apprécié par ces dames ». En guise de lecture, nous conseillons donc à Lindemans de lire cet article Madmoizelle sur les bières et de copier 100 fois : « Le goût d’une bière n’est pas genré ».

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